vendredi 30 mars 2007

New York en Photo

Harlem, Mi Barrio

Harlem est le nom d'un secteur de Manhattan, à New York. Harlem a joué un rôle majeur tout au long de l'histoire de Big Apple, notamment dans la lutte pour l'égalité des droits civiques, étant donné que Harlem a longtemps été et demeure encore aujourd'hui un quartier multiculturel, dominé par les afro-américains, qui ont contribué, depuis quelques années à sa reconstruction.

Le Harlem noir se situe à l'ouest. A l'est, Harlem devient El Barrio, le quartier hispanique, avec une forte majorité portoricaine. Harlem fut d'abord un petit village hollandais établi en 1658 par Peter Stuyvesant. Au milieu du XIXè siècle, Harlem, encore agricole, devenait un quartier colonial grâce à l'ouverture de la voie ferrée, qui attira de nombreux juifs allemands. Les nouveaux habitants bâtissaient encore de belles et élégantes maisons particulières qui aujourd'hui encore sont parmi les plus belles de New York. Dans la foulée de la construction du métro, l'immobilier ayant fructifié au point d'offrir des logements en excès, Harlem devenait le quartier largement noir qu'il est toujours.

Harlem est à la fois le symbole du malaise racial en Amérique et la frontière géographique et mentale que l'immense majorité des habitants blancs de New York répugne à franchir. Harlem est la mauvaise conscience de Manhattan. Au temps de la prohibition et de la naissance du jazz, Harlem était la plus grande communauté noire d'Amérique, tandis que New York restait, en matière de politique raciale, l'une des villes les plus dures des Etats-Unis. La religion et la politique sont les deux mamelles de Harlem. La religion est partout présente à Harlem sous la forme de dizaines d'églises.

Pour d'autres infos intéressantes sur les pays du monde:
http://www.alovelyworld.com/

jeudi 29 mars 2007

Premières photos New York

mercredi 21 mars 2007

Têtes à Claques

C'est le dernier sketch en date. Un petit couple s'est offert une courte escapade à Paris. Le mari et la femme arrivent du Québec, et ils se sont installés à la terrasse d'un café. Elle, enthousiaste, respire le parfum enivrant du romantisme. Lui, grognon, ne sent que l'odeur du diesel et des crottes de chiens. Arrive le serveur. La conversation s'engage, et l'employé propose aux deux touristes de leur montrer une photo de ses gosses. Quiproquo : en français de la Belle Province, les gosses signifient les... testicules.

Bienvenue dans l'univers un rien déjanté des Têtes à claque
De gros yeux, des bouches disproportionnées, des situations de la vie quotidienne qui tournent au ridicule, des propos qui virent à l'absurde. Il y a le petit couple - Lucien et Monique - qui se chamaille sans cesse et se retrouve dans la marmite d'un cannibale ou dans les griffes d'un ours une nuit de camping. Il y a oncle Tom, le présentateur d'un téléachat à l'américaine, qui tente de vous fourguer une quarantaine de "Willy Waller", de simples épluche-légumes. Il y a encore le pilote de Boeing qui perd son sang-froid en plein vol, persuadé qu'"une bombe atomique est cachée dans une canisse de jus de raisin". Et ainsi de suite, tous plus burlesques ou pathétiques les uns que les autres. Vrai qu'elles méritent souvent des claques, ces têtes-là, mais qu'elles nous font surtout mourir de rire.

Michel Beaudet, leur auteur et interprète, ancien publicitaire âgé de 40 ans, se moque sans tabous mais avec tendresse de ses compatriotes et de ses contemporains. Qui ne lui en tiennent pas rigueur. Au Québec, les Têtes à claques sont ainsi devenus un véritable phénomène de société. On s'arrache les produits dérivés, tee-shirts et sodas, on visionne sur son téléphone portable les derniers sketches en date - les "dernières capsules", dit Michel Beaudet (il y en a plus de 60 sur le site).

Au Québec, Michel Beaudet fait la "une" des magazines, et est invité sur les plateaux de télévision. Il a déjà refusé six propositions de longs métrages. Les premières Têtes ont débarqué sur le site en août 2006. Un mois plus tard, elles comptaient déjà plus de 500 000 fans. Aujourd'hui, soit moins d'un an plus tard, elles sont numéro un des sites francophones en Amérique du Nord, avec plus de 3 millions de visiteurs uniques par mois, dans une Belle Province qui compte à peine plus de 7 millions d'habitants, et 4,5 millions d'internautes réguliers.
Le succès des Têtes à claques a rapidement dépassé les frontières du Québec grâce à l'une des plus spectaculaires diffusions virales que le Web ait connues. Vingt pour cent des visiteurs se connectent désormais depuis l'Europe. En France, par exemple, le compteur affiche déjà près de 800 000 visiteurs uniques par mois. Sans publicité ni communiqué. Au comique des situations et des dialogues, aux grimaces des personnages, s'ajoute, pour les Français, le pittoresque dela langue.

Pour Michel Beaudet, d'ailleurs, c'est le sujet d'un dilemme : tandis qu'il s'apprête à signer un partenariat avec un opérateur de téléphonie mobile dans l'Hexagone pour que ses Têtes soient diffusées sur les portables, et qu'il entend faire connaître encore mieux ses créations sur le Vieux Continent, devra-t-il adapter ou faire traduire ses "capsules" alors qu'elles connaissent déjà le succès ?